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jeudi 27 novembre 2014

Itinéraire d’un talent en or


Ballon d'Or féminin : le foot français derrière... par footmercato

C’est sans conteste l’une des joueuses emblématiques du football féminin tricolore. Elle ? C’est Louisa Necib. À 27 ans, la milieu de terrain est considérée comme l’une des meilleures footballeuses du monde. Pas étonnant de la voir figurer parmi les dix finalistes pour le titre de Joueuse Mondiale de la FIFA de l’année 2014. Une belle récompense pour la jeune femme originaire de Marseille. Marseille, c’est là où elle a justement commencé à tâter le cuir. Il ne pouvait en être autrement pour celle qui est fan de Zinédine Zidane. Surnommée "Ziza" en référence à son idole, la meneuse de jeu d’origine algérienne a débuté à l’US Marseille XIV en 2000.
Deux ans plus tard, elle rejoignait le Celtic Marseille Féminin. Un club où elle a tout de suite conquis Yohan Silvy, son entraîneur à l’époque : « C’était un petit bijou. Déjà c’est une petite beauté. Donc une petite beauté qui joue au foot c’était étrange. C’était un diamant qu’il ne restait qu’à travailler. Je l’ai entraîné deux ans. Mais je voyais qu’il y avait quelques chose (...) Elle devait avoir 15 ans. Elle avait l’âge de jouer avec nous au niveau National. Mais elle avait commencé au niveau régional pendant quelques matches. Je ne l’avais pas inclus directement dans l’équipe première pour la protéger. Ensuite, elle a été sur le banc et très rapidement elle a intégré l’équipe une en tant que titulaire ».
La suite on la connaît. Des passages au CNFE Clairefontaine puis à Montpellier et une cascade de trophées avec l’Olympique Lyonnais qu’elle a rejoint en 2007. Un club avec lequel elle a remporté sept titres de Championne de France consécutifs ou encore deux Ligue des Champions en 2011 et 2012. Un parcours sans faute pour l’internationale tricolore aux 102 capes. Cadre de la sélection, elle a déjà terminé 4e aux JO 2012 et à la Coupe du Monde 2011 avec les Bleues. Un palmarès qu’elle compte étoffer cet été lors du Mondial. En attendant, celle qui faisait partie des dix finalistes pour le Prix Puskas 2013 peut se distinguer en devenant la meilleure joueuse de l’année 2014.

Une footballeuse complète

Technique, précision, vista, autant de qualités qui permettent à Louisa Necib de prétendre au Ballon d’Or Féminin. Un style de jeu qu’apprécie sa coéquipière en club et en sélection Amandine Henry : « Pour la côtoyer au quotidien, c’est une super joueuse. J’ai rarement vu une joueuse aussi talentueuse. Elle est vraiment complète que ce soit au niveau tactique, technique, physique...Elle est endurante. C’est un bonheur de jouer à ses côtés puisqu’elle sait tout faire ». Un talent qui a séduit Patrice Lair qui l’a entraîné à Montpellier puis à l’OL :« Aujourd’hui, Louisa c’est le top en France. Vu son aisance, sa virtuosité technique et sa qualité de frappe, c’est celle qui donne le tempo et la touche technique en Equipe de France et à l’OL ».
Malgré des qualités innées, elle a beaucoup travaillé pour atteindre son niveau actuel nous explique Patrice Lair : « Entre nous deux ça a été tendu au départ. Ca a toujours été une joueuse très technique. Mais elle se contentait de jouer quand elle avait le ballon et ne se replacait pas trop. Je lui ai appris à être capable de muscler son jeu. Je l’ai vu en Coupe d’Europe, c’est quelqu’un qui est capable de relever le défi physique à présent. Elle a progressé physiquement et a mis sa technique au service de l’équipe. Elle s’est affirmée en dehors du terrain. C’est une personnalité intéressante. Aujourd’hui, on sent qu’elle est costaud. C’est une fille qui peut encore progresser ».
Un sentiment que partage Yohan Silvy qui a suivi l’évolution de la footballeuse : « Elle a fait du chemin depuis Marseille et ce n’est pas terminé. Louisa a eu l’intelligence d’apprendre en côtoyant les joueuses et entraîneurs autour d’elle. Au départ, elle n’avait pas une grosse maturité de jeu. Elle avait une technique balle au pied quasiment irréprochable. Par contre, elle défendait un peu moins. Maintenant, elle est devenue meilleure en étant à l’OL notamment avec Patrice Lair. Elle a mis plus de volume dans le sens où elle défend beaucoup plus. On s’aperçoit qu’elle gagne les duels défensifs. Elle s’est vraiment donné la chance et l’opportunité de réussir ».

La fierté de l’OL et du foot tricolore

En concurrence avec des joueuses comme Marta ou Nadine Angerer, Louisa Necib est la seule représentante tricolore pour le titre de joueuse de l’année 2014. Une récompense que la Lyonnaise accueille avec la discrétion qui la caractérise : « C’est une fierté personnelle. Un honneur de faire partie de cette liste. Ce n’est pas un objectif précis. Mais ça fait toujours plaisir ». En revanche, sa coéquipière Eugénie Le Sommer est plus locace : « Je suis contente pour elle car c’est une joueuse de l’OL et une Française. Elle le mérite. Depuis un certain nombre d’années je pense qu’une Lyonnaise mérite d’être dans ces trois finalistes et pourquoi pas gagner. L’année dernière notre saison a été un peu compliquée. J’espère qu’il y aura Lotta Schelin ou Louisa dans les trois ».
Une belle façon de mettre l’Olympique Lyonnais à l’honneur comme nous l’explique Jordan Ferri : « Quand j’étais au centre, j’allais souvent voir les filles jouer quand elles évoluaient à Gerland. Concernant Louisa Necib, j’espère qu’elle va le remporter. C’est une joueuse talentueuse du club, ça peut être une bonne chose pour l’OL d’avoir la meilleure joueuse du monde dans ses rangs. Ca ne peut qu’être bénéfique pour elle et pour le club ». Mais cela l’est également pour le foot féminin français : « C’est une très bonne joueuse, indique Philippe Bergeroo, sélectionneur de l’Équipe de France Féminine. Ca fait plus d’une année que j’ai cette sélection. Elle a toujours répondu présente dans les matches les plus importants. C’est la meilleure passeuse de l’équipe. Ce serait une récompense pour elle et quelque chose de bien pour le football féminin français. On mérite de monter sur les différents podiums (Philippe Bergeroo est nommé dans les entraîneurs de l’année, Ndlr) ».
Mais la tâche ne sera pas facile pour Louisa Necib. C’est en tout cas l’avis de Patrice Lair, son ancien coach à l’OL. « Au jour d’aujourd’hui, c’est la seule en France, surtout dans son registre, c’est-à-dire au milieu de terrain et meneuse technique, qui peut avoir ce trophée. Ca serait bien. Je lui souhaite de tout mon coeur. Ce serait mérité. Malheureusement, l’élimination en Coupe d’Europe va lui porter préjudice je pense. Ca va être un petit peu compliqué. Mais je lui souhaite d’être au moins dans les trois finalistes. Si elle pouvait l’avoir, ce serait extraordinaire. Mais bon si elle ne l’a pas cette année, elle l’aura l’année prochaine ou celle d’après ».

Une femme discrète

Si la footballeuse met tout le monde d’accord, la femme fait elle aussi l’unanimité. Alors que naturellement son talent parle pour elle sur le terrain, Louisa Necib est plus réservée une fois en dehors. « C’est une fille plutôt timide. Mais timide avec un fort caractère, précise Amandine Henry. Quand elle n’est pas contente, elle se manifeste. C’est une fille abordable avec qui on peut discuter. Elle aime bien rigoler ». La jeune femme de 27 ans tient aussi à rester féminine nous explique Eugénie Le Sommer : « Elle est assez coquette. Elle est toujours bien coiffée, bien maquillée. Parfois ça nous fait sourire. Mais Louisa est comme ça. C’est aussi quelqu’un de discret et de très famille. Elle est très proche de sa famille. Elle aime sa ville Marseille. Elle nous en parle beaucoup ».
Une footballeuse et une femme discrète qui a donc su évoluer avec le temps : « Au départ, Louisa c’était une fille quand même assez renfermée, solitaire, même si elle est très proche de sa famille, précise Patrice Lair. Aujourd’hui, c’est quelqu’un qui s’affirme beaucoup plus et qui ne subit pas. Son talent lui permettait d’avoir une certaine force dans l’équipe. C’est quelqu’un de très humain. Elle est capable d’apporter dans un groupe et de dire ce qu’elle pense. Elle a évolué de ce côté là. Depuis quelques années, je pense qu’elle a progressé en tant que footballeuse mais aussi en tant que femme ». Une femme qui pourrait être parée du métal le plus précieux dans quelques semaines si elle était toutefois élue Joueuse Mondiale de l’année 2014. Une belle façon de récompenser ce talent qui vaut de l’or...

http://www.footmercato.net/

mercredi 17 septembre 2014

jeudi 17 juillet 2014

Le calendrier 2014- 2015

Au programme en D1 féminines 

J1 - Dimanche 31 août 2014 - 15:00 OL - EA Guingamp
J2 - Dimanche 7 septembre 2014 - 15:00 FC Metz - OL
J3 - Dimanche 21 septembre 2014 - 15:00 OL - Montpellier HSC
J4 - Dimanche 28 septembre 2014 - 15:00 Juvisy FCF - OL
J5 - Dimanche 5 octobre 2014 - 15:00 OL - Issy FF
J6 - Dimanche 12 octobre 2014 - 15:00 Albi ASPTT - OL
J7 - Dimanche 19 octobre 2014 - 15:00 OL - Soyaux ASJ
J8 - Dimanche 2 novembre 2014 - 15:00 OL - PSG
J9 - Dimanche 9 novembre 2014 - 15:00 AS Saint-Etienne - OL
J10 - Dimanche 16 novembre 2014 - 14:30 OL - Rodez AF
J11 - Dimanche 30 novembre 2014 - 14:30 Arras FCF - OL
J12 - Dimanche 7 décembre 2014 - 14:30 OL - FC Metz
J13 - Dimanche 14 décembre 2014 - 14:30 Montpellier HSC - OL
J14 - Dimanche 21 décembre 2014 - 14:30 OL - Juvisy FCF
J15 - Dimanche 11 janvier 2015 - 14:30 Issy FF - OL
J16 - Dimanche 18 janvier 2015 - 14:30 OL - Albi ASPTT
J17 - Dimanche 1 février 2015 - 15:00 Soyaux ASJ - OL
J18 - Dimanche 22 février 2015 - 15:00 PSG - OL
J19 - Dimanche 15 mars 2015 - 15:00 OL - ASSE
J20 - Dimanche 29 mars 2015 - 15:00 Rodez AF - OL
J21 - Dimanche 3 mai 2015 - 15:00 OL - Arras FCF
J22 - Samedi 9 mai 2015 - 15:00 EA Guingamp - OL
 


La finale UEFA Champions League des féminines aura lieu au Friedrich-Ludwig-Jahn-Sportpark, situé à l'est de Berlin. Il sera rénové pour la finale. 

Pour rappel, la finale aura lieu le 14 mai 2015 en raison de la Coupe du monde qui aura lieu dès début juin au Canada.

Rappel du programme de la LDC cette saison 

Tour qualificatif : 9-14 août
Tirages des 16es et 8es : 22 août 
16es de finale : 8/9 et 15/16 octobre
8es de finale : 8/9 novembre et 12/13 novembre
Tirages des quarts et demies : 19 novembre
Quarts de finale : 21/22 et 28/29 mars
Demi-finales : 18/19 et 25/26 avril
Finale : 14 mai


jeudi 19 juin 2014

2 buts tricolores dans le Connecticut ETATS UNIS 2 - 2 FRANCE (Louisa Necib et Amandine Henry)








La première grosse occasion française survenait après 20 minutes de jeu par l'intermédiaire d'Amandine Henry qui venait défier Ashlyn Harris sur un service en profondeur de Louisa Necib, mais la frappe croisée de la milieu de terrain effleurait le cadre. Peu après, c'est Louisa Necib qui profitait cette fois d'une ouverture d'Elodie Thomis par dessus la défense pour se présenter face à la gardienne nord-américaine. Bousculée par le dernier rempart nord-américain qu'elle tentait d'effacer le long de la ligne de corner, elle obtenait un penalty qu'elle se chargeait de transformer (1-0, 27ème). 




La physionomie du match changeait en seconde période avec l'entrée en jeu d'Alex Morgan en remplacement d'Heather O'Reilly. L'attaquante faisait vite parler la poudre, d'une frappe des 18 mètres qui faisait mouche après avoir heurté le montant (1-1, 56ème). Nouvelle alerte peu après sur une frappe puissante de Carli Lloyd servie en retrait, mais le missile passait au dessus du but de Sarah Bouhaddi. 


Mais les Bleues de nouveau parvenaient à reprendre les rênes de cette rencontre grâce à Amandine Henry dont la frappe sèche à ras de terre se logeait au ras du poteau d'Ashlyn Harris (2-1, 68ème). Après que Christen Press ait heurté le montant, les coéquipières de la doyenne Christie Rampone (39 ans !) égalisaient finalement sur une nouvelle réalisation de l'idole du public nord-américain, qui faussait compagnie à la défense centrale avant de faire trembler les filets de Sarah Bouhaddi (2-2, 86ème). 


Dans le dernier round, les deux équipes se rendaient coup pour coup. Quelques centimètres manquaient à Gaëtane Thiney pour devancer Ashlyn Harris au point de penalty. Après une dernière alerte de Tobin Heath durant les autre minutes de temps additionnel, les deux équipes se quittaient finalement dos à dos. 

samedi 14 juin 2014

ETATS UNIS 1 - 0 FRANCE






Ce dimanche matin HF se jouait la première des deux confrontations de la semaine contre les Etats-Unis. Un test grandeur nature contre l'équipe considérée comme la meilleure au monde. Après un début de match loin d'être convaincant, les Bleues sont montées en régime jusqu'à dominer largement le dernier quart d'heure. Cela n'aura pas suffi, les Etats-Unis s'imposant 1-0. Retour sur le match


 Dominée dans tous les secteurs de jeu, l'Equipe de France n'a presque pas existé en début de première période. Une équipe qui n'a fait preuve d'aucune agressivité, qui a semblé amorphe. C'est donc tout naturellement que Sydney Leroux a ouvert le score à la 20e minute, alors que l'USWNT s'était déjà montrée très dangereuse à plusieurs reprises. Il a fallu attendre la fin de la première mi-temps pour voir l'EDF sortir quelque peu de sa coquille, mais rien de vraiment convaincant. Quelle était la tactique française sur cette première période ? Jeu long, en direction d'Elodie Thomis devant et voir ce qu'elle pouvait en faire, profiter d'une faute défensive comme Eugénie Le Sommer faillit le faire ? Dans ce cas-là, il faut savoir se montrer efficace.

En fin de première mi-temps, les Bleues ne sont rentrées au vestiaire qu'avec un seul but encaissé au compteur contre la meilleure équipe au monde, et en ayant eu plusieurs occasions franches en contre. On fait pire. Mais c'est la manière que l'on retiendra, et la passivité étonnante des joueuses françaises.

Physionomie différente en seconde période, avec des débats plus équilibrés. Les deux équipes auront eu assez peu d'occasions à se mettre sous la dent, se montrant maladroites. La France s'est bien réveillée, en poussant lors du dernier quart d'heure, mais elle n'arrivera pas à marquer, signifiant ainsi pour l'Equipe de France la première défaite de l'ère Bergeroo.

On essaiera donc de retenir ce dernier quart d'heure empli de bonnes intentions, et on regrettera la début de match avec des joueuses françaises très en dedans. On regrettera également de ne pas avoir vu de jeunes joueuses entrer en jeu à l'exception de Marina Makanza, par ailleurs convaincante. Du côté des Etats-Unis, performance solide pour une première sur le banc pour Jill Ellis, mais également maladroite avec une équipe qui devrait connaitre des changements d'ici au début de la Coupe du Monde. A noter que c'était le 71e match sans but encaissé pour Hope Solo en sélection, et qu'Alex Morgan a fait son retour après de longs mois d'absence sur blessure.


La composition des Etats-Unis : 1-Solo; 11-Krieger, 4-Sauerbrunn, 3-Rampone, 14-Cox; 15-Long, 10-Lloyd, 12-Holiday (C); 23-Press, 2-Leroux (O'Reilly 66'), 17-Heath (13-Morgan 49')

La composition de l'EDF : 1-Bouhaddi, 3-Boulleau, 4-Georges, 5-Delannoy, 6-Henry, 8-Houara, 9-Le Sommer (Tonazzi 79'), 10-Abily (Bussaglia 74'), 12-Thomis (Makanza 52'), 14-Necib, 18-Delie (Thiney 68')

http://www.footdelles.com/article/Les-Bleues_USA-France-defaite-logique-des-Bleues_95334.html

dimanche 30 mars 2014

La France obtient son meilleur classement 4ème

La FIFA a communiqué ce vendredi le classement mondial féminin. Les Etats-Unis, Champions Olympiques, conservent leur fauteuil de leader devant l'Allemagne et le Japon. La France de son côté gagne de nouveau une place et se hisse au 4ème rang, soit le meilleur classement dans l'histoire des Bleues. Découvrez le Top 10 publié par l'instance mondiale.
"Je suis fier et heureux de cette 4ème place, déclare le sélectionneur Philippe Bergerôo. Elle est le fruit du travail réalisé depuis des années par cette Équipe de France et de celui que je poursuis avec elle depuis sept mois."

vendredi 7 mars 2014

AUSTRALIE 2 - 3 FRANCE (0-3)

BUTS. Australie : Kerr (52'), Van Egmond (62' sp). France : Delie (11'), Thomis (27'), Necib (29').
AUSTRALIE : Williams - Allen, Kennedy, Alleway, Catley - Butt, Kellond Knight, Lee Gorry, Kerr - Gill (Hayman, 46'), Van Egmond.
FRANCE : Bouhaddi - Franco, Renard, Georges, Houara - Henry (Bussaglia, 16'), Abily (Hamraoui, 69') - Thomis, Thiney, Necib - Delie.

vendredi 17 janvier 2014

"On se rapprocherait du titre"

Louisa Necib est l’un des éléments majeurs du groupe de Patrice Lair. Celle qui vient de dépasser la barre des 100 sélections en équipe de France aborde ce match contre le PSG avec envie comme la suite de sa carrière…
 A bientôt 27 ans (le 23 janvier), la Marseillaise d’origine est bien installée dans sphère ronde féminine. N’a-t-elle pas déjà dépassé la barre des 100 matches en équipe de France et des 200 rencontres avec  l’OL ? Lyonnaise jusqu’en 2016, le milieu de terrain est une titulaire indiscutable en bleu… et en blanc avec ses qualités techniques, sa précision sur coups de pied arrêtés, sa vision du jeu... Louisa a incontestablement progressé au fil de ses saisons lyonnaises. Si elle toujours aussi belle à regarder, elle a gagné en constance et son côté «zidanesque » sert désormais en premier lieu le collectif. Elle est simplement incontournable.

Louisa comment se passe la reprise après la trêve ?
« On a eu une belle coupure de 10 jours qui a fait du bien. Elle a permis de recharger les accus. Puis on s’est remises au travail en étant toujours aussi motivées pour bien terminer la saison. On a bien travaillé avant ce match contre le PSG ».
Est-ce-que ce match contre le PSG est capital pour le titre ?
« Cela reste d’abord un match face à un très bel adversaire. C’est sûr qu’avec un succès, on se rapprocherait du titre. Est-ce-que cela éliminerait définitivement le PSG ? J’ai envie de répondre que cela le mettrait plus loin ».
Avec un succès, on se rapprocherait du titre. Est-ce-que cela éliminerait définitivement le PSG ? J’ai envie de répondre que cela le mettrait plus loin
 Quel regard tu portes sur le PSG ?
« Il y a un gros collectif avec de belles individualités avec un mélange de Françaises et d’étrangères.  Mais plutôt que de parler de notre adversaire, j’ai envie de me concentrer sur nous, notre jeu. Le match aller n’avait pas été facile. Il y a avait 0 à 0 à la mi-temps. Ensuite, on a eu la chance de marquer rapidement. Le premier but est souvent difficile à marquer. Si on réussit à le faire rapidement, cela peut  nous libérer. Il faudra être concentrées ».

Que dirais-tu de l’OL version 2013-2014 ?
« On est dans la continuité des saisons précédentes, même si cette élimination en coupe d’Europe a fait du mal. On veut bien terminer la saison et préparer ainsi la prochaine ».

Cette élimination en coupe d’Europe est-elle digérée ?
« Pas totalement. C’est une grosse déception car cette compétition était le plus gros objectif de notre saison. N’oublions pas cependant la qualité de cet adversaire allemand. Même si la déception peut être encore présente, il faut se concentrer sur le championnat et la coupe de France. Il nous reste ce double objectif à atteindre ».

Tu marques souvent contre le PSG (5 buts avec l’OL). Qu’est-ce-que cela t’inspire ?
« Ce sont les circonstances du match. Après, cela me fait toujours plaisir de marquer surtout contre une telle équipe. J’espère que cela va continuer (Elle avait inscrit un des trois buts du match aller en ouvrant le score).

Que faut-il te souhaiter pour la suite de ta carrière ?
« Continuer de gagner des titres avec l’OL et aller chercher un titre avec l’équipe de France. On a aussi des objectifs élevés avec l’équipe nationale. Il faut déjà se qualifier pour la prochaine coupe du Monde ».

dimanche 15 décembre 2013

Et un et deux et trois puis quatre zéro ...








Dimanche 15 décembre 2013 

FCF Juvisy - Olympique Lyonnais: 0-4 

Abily 5', Henry 37', 53', A.Butel 51' c.s.c. 

Classement des passeuses
1. Louisa Necib (Lyon) 7
2. Lindsey Horan (PSG) 6
3. Kenza Dali (PSG) 5
Lara Dickenmann (Lyon) 5
Eugénie Le Sommer (Lyon) 5
6. Elise Bussaglia (Lyon) 4
Clarisse Le Bihan (Guingamp)
Megan Rapinoe (Lyon) 4
9. Camille Abily (Lyon) 3
Linda Bresonik (PSG) 3
Hoda Lattaf (Montpellier) 3
Mélissa Plaza (Lyon) 3
Elodie Ramos (Montpellier) 3
Gaëtane Thiney (Juvisy) 3
Sandie Toletti (Montpellier) 3
Rumi Utsugi (Montpellier) 3
17. Viviane Asseyi (Montpellier) 2
Julie Berger (Yzeure)
Marion Boishardy (Guingamp)
Laure Boulleau (PSG)
Laura Bourgouin (Soyaux)
Sandrine Brétigny (Juvisy)
Camille Catala (Juvisy)
Pauline Cousin (Hénin-Beaumont)
Laurie Dacquigny (Arras)
Sabrina Delannoy (PSG)
Justine Deschamps (Soyaux)
Gwenaëlle Devleesschauwer (Hénin-Beaumont)
Gwendoline Djebbar (Soyaux)
Anaïs Dumont (Soyaux)
Marie Gosse (Arras)
Théa Greboval (Hénin-Beaumont)
Leïla Iloudje (Arras)
Rose Lavaud (Saint-Etienne)
Elodie Lizzano (Muret)
Marina Makanza (Montpellier)
Lotta Schelin (Lyon)
Marie Schepers (Hénin-Beaumont)
Sandrine Soubeyrand (Juvisy)
Siga Tandia (Soyaux)

jeudi 7 novembre 2013

Petite vidéo avec Wendie Renard



Enfin à la télé ! 


Bulgarie - France sera diffusé sur Eurosport le 23 Nov ! 
France - Bulgarie sera retransmis sur D17 le 28 Nov à 20h50 ! 



Merci !

mardi 1 octobre 2013

La meilleure des analyses par Charles Chevillard

Le lion n’est pas (encore) mort ce soir. Ni touché. La 4e journée de la D1 française offrait une affiche alléchante entre le PSG et l’OL. Les filles de Farid Benstiti ont clairement établi leurs ambitions cette année : bousculer l’équipe rhodanienne. Mais devant les caméras de France 4, Louisa Necib et sa bande se sont imposées sèchement face aux Parisiennes (3-0). Une victoire basée sur une seconde mi-temps parfaite.

Une première mi-temps parisienne

Au Stade Charléty, le club de la capitale avait tout vu en grand. Germain Le Lynx se soulignait par sa (noble) présence. Mais c’est surtout le Tifo qui a impressionné. De souvenirs, c’était bien la première fois – dans le football féminin – qu’on assistait à une telle démonstration au niveau des tribunes. Sans compter la présence de différentes associations comme les OL Ang’Elles ou les Galatic Panam, toujours là pour supporter leur club respectif. Sauf qu’un match ne se gagne pas (que) dans les tribunes. Sur le rectangle vert, les coachs avaient mis en place leurs 11 habituels. Côté PSG, Farid Benstiti ne déroge pas à ses habitudes de début de saison avec son fameux 3-5-2. L’idée est belle et bien d’avoir un bloc axial compact en défense avec un 5-3-2. En attaque, le coach de la capitale souhaite utiliser la vitesse de ses deux latérales pour apporter le danger. Avec Kaci comme première relanceuse, mais surtout Dali et Cruz capables d’apporter le danger, il dispose d’un milieu équilibré. À noter également la titularisation du duo Horan-Delie. La seconde devrait servir de pivot avec l’ex-Montpelliéraine qui tourne autour.
Côté lyonnais, il y avait peu de surprises. On ne change pas une équipe qui gagne. Patrice Lair garde donc son fameux 4-2-3-1 voir 4-4-2 par moment. En défense, le duo Kumagai /Renard est toujours au goût du jour. Les deux arrières centrales doivent apprendre à jouer ensemble et éviter les fautes techniques à la relance. Ce qui surprend cette année est bien le placement de Camille Abily. La n° 10 fréquente très souvent l’attaque des rhodaniennes aux côtés de Lotta Schelin. Sur la feuille de match, Louisa Necib est placée sur l’aile gauche. Or, tout au long du match et du jeu lyonnais qui penche vers la droite, l’internationale tricolore va se promener sur le front de l’attaque et surtout entre les lignes. A noter également l’importance du duo Bussaglia – Henry. La 1re s’occupe de construire le jeu. La deuxième est à la récupération et doit gêner l’adversaire. Une recette qui marche.

Les lyonnaises sans options offensives

Sur le plan tactique, le PSG débute parfaitement la rencontre. En défense, le 5-3-2 est de mise. Cette mise en place permet aux latérales – souvent aux avant-postes – de bloquer les ailières adversaires. Ou du moins le couloir droit des Gones. Lors du 1er acte, le jeu penche vers Élodie Thomis et Corine Franco. Très au point défensivement, les Parisiennes n’offrent pas de réelles brèches à son adversaire. Élise Bussaglia est obligée de redescendre très bas sur le rectangle vert pour organiser le jeu. Elle servira – tout au long du match – de plaque de lancement. Mais avec le pressing haut du PSG, les pertes de balles s’accumulent. Les Lyonnaises subissent le jeu et se créent trop peu d’occasions. Les filles de Patrice Lair ne trouvent pas de solutions et doivent donc allonger le jeu. Les Parisiennes sont toujours 2 sur la porteuse de balle. Elles sont gênées par les débordements des joueuses de Farid Benstiti. Elodie Thomis – si présente d’habitude – ne semble pas faire les efforts défensifs nécessaires. En manque de ballons, elle a tendance à décrocher dans l’axe pour toucher le cuir et chercher rapidement Schelin dans la profondeur. Elle laisse un boulevard à Laure Boulleau pour contre attaquer. Pour trouver des solutions, l’attaquante suédoise de l’OL doit décrocher et combiner avec Abily qui cherche en première intention ses ailières et donc la profondeur. Une solution trop peu utilisée.

(image du site Sharkfoot) Elise a une grosse influence. Les deux membres de la défense centrale lyonnaise quadrille bien leur zone en cas de perte de balle (trait jaune). L’ex-Parisienne (rond violet) décroche beaucoup pour organiser le jeu (trait bleu). A noter également la présente de Louisa Necib (rond rouge). Ailière gauche sur la feuille de match, elle se déplacera sur tout le terrain durant la rencontre.
N’oublions pas de souligner les tentatives tactiques des Lyonnaises en 1re période. Trouvant peu de solutions et ayant un bloc trop bas, les Lyonnaises remontent tout ça. Dès la perte de balle, Camile Abily devient ailière. Élodie Thomis se retrouve au niveau de Lotta Schelin. Le milieu lyonnais grimpe d’un cran. L’objectif est clairement de récupérer le ballon vers la ligne médiane et de chercher l’Antillaise dans le dos d’une défense centrale parisienne qui a encore du mal à s’aligner. Une tentative qui ne tiendra que 10 minutes, mais donne des idées pour la suite. Pis, au fil du 1er acte, le bloc lyonnais semble plus compact. Amandine Henry, un poil trop haute au début, revient à la hauteur d’Élise Bussaglia. Il est donc plus facile de sortir la balle avec un relais axial supplémentaire. On notera également les déplacements de Louisa Necib. Véritable électron libre, elle aura gêné l’équipe adversaire par sa capacité à se faufiler entre les lignes. La tricolore se crée même quelques occasions avec des frappes lointaines. De bon augure pour le second acte…

(image du site Sharkfoot) En fin de seconde période, l’organisation de l’OL est meilleure au milieu. Bussaglia et Henry sont proches en phase offensive (trait jaune). Elodie Thomis (rond bleu) décroche et n’hésite pas à allonger le jeu. Pendant ce temps-là, Louisa Necib (Violet) se déplace entre les lignes représentées par les traits rouges

Le PSG sait s’adapter

Il ne faut pas se fourvoyer. Si l’OL n’a pas réussi sa 1re période, c’est aussi à cause de l’équipe de Farid Benstiti. Bousculées par des équipes bien plus inférieures que les Lyonnaises, les joueuses de la capitale ont étonné par leur force collective à défendre et attaquer en bloc. Dès les 1res minutes, la tactique défensive du PSG est mise en valeur. L’idée est de presser haut. Pour ça, Horan et Delie sont les premières à gêner la relance. Le milieu à 3 de la capitale rentre en scène. L’une s’occupe d’Elise Bussaglia et l’autre d’Amandine Henry. C’est chacune leur tour que Shirley Cruz ou Aurélie Kaci presse l’ex-Parisienne. Kenza Dali, ailière avant tout, n’hésite pas à coulisser dans l’axe pour former un vrai trident axial. Notons également que pour éviter le jeu dans la largeur des Lyonnaises, Kenza Dali ou Shirley Cruz offrent leur aide à leurs latérales pour bloquer les couloirs adverses. Elles sont au moins 2 sur la porteuse de balle. Le fameux 3-5-2 oblige les Parisiennes à jouer sans ailières. L’importance des latérales est primordiale, mais pas que. Le rôle de Kenza Dali tout au long du 1er acte est très intéressant.
Dans un premier temps, sur phase défensive, Kenza coulisse dans l’axe. Au préalable, il faut rappeler que la joueuse formée dans le Rhône-Alpes est une pure ailière. Elle utilise sa vitesse et ses dribles pour apporter le danger dans les défenses adverses. Avec ce 3-5-2 (ou 5-3-2 selon les mouvements), elle occupe une place de n° 8. Un peu comme Vincent Bessat lors du match de Ligue 1 entre le FC Nantes et le PSG chez les hommes. Son explosivité lui permet rapidement d’écarter ou d’apporter le danger dans l’axe. Mais quand les Lyonnaises attaquent, elle se met au niveau de Shirley Cruz. Kaci – première rampe de lancement du jeu offensif de la capitale – sort sur Elise Bussaglia. L’idée des filles de Farid Benstiti est de limiter les espaces entre les lignes et forcer l’ogre lyonnais à multiplier les passes latérales sans apporter de la percussion. Shirley Cruz et Kenza Dali quadrillent parfaitement leur zone de jeu avec un marquage de zone. Elles ne sont pas loin de leur pointe axiale pour contre-attaquer. Mais les deux comparses ont également un œil sur Louisa Nécib et Camille Abily qui décrochent pour apporter une solution. Lindsay Horan traine vers le milieu de terrain pour jouer en pivot dès la récupération. Lors d’une contre-attaque, diverses solutions pullulent. Mais surtout les latérales Parisiennes – Laure Boulleau et Jessica Houara – ont un boulevard dans leur couloir pour apporter le danger grâce à leur vitesse.

(image du site Sharkfoot) En première période, l’organisation tactique du PSG pose beaucoup de problèmes à Lyon. On peut déjà remarquer le trident axial du 5-3-2 (traits jaunes). Avec leur placement respectif, Shirley Cruz et Kenza Dali peuvent rapidement coulisser et quadriller leurs zones (flèches rouges). Laure Boulleau (rond bleu) est à sa place. Elle est au marquage d’Elodie Thomis. La parisienne arrivera à canaliser l’antillaise qui ne peut pas prendre la profondeur.
Dans un second temps, l’aspect offensif attire l’attention. Tout au long du 1er acte, Kenza Dali trouvera des solutions pour titiller l’équipe adverse. Quand le danger vient de l’aile gauche, la sudiste coulisse parfaitement dans l’axe. Elle joue en n° 10 derrière le duo Horan et Delie. Mais ce n’est pas la seule solution. Ainsi, Kenza peut se retrouver sur la même ligne que l’Américaine. Elle se transforme donc en véritable attaquante et joue dans une position axiale qui lui réussit bien. Marie-Laure Delie tourne autour de Horan et occupe la place de n° 10 pour soit rentrer dans la surface ou être présente au second ballon. Aurélie Kaci – pointe du fameux trident de l’entrejeu parisien en phase défensive – est bien plus reculée, dans son rôle principal, celui de rampe de lancement. Shirley Cruz est quant à elle proche de Laure Boulleau entre deux lignes. Elle peut ainsi servir de relais. Lorsque le jeu bascule à droite, elle est surtout là pour créer une brèche ou servir de relais à Jessica Houara. Elle a le même rôle que sa comparse costaricaine sur l’aile gauche. Sauf que Kenza n’hésite pas à décrocher pour toucher le ballon et apporter le danger dans le camp adversaire. Ses facilités individuelles permettent à tout son bloc de remonter sans abuser de longs ballons vers Horan ou Marie-Laure Delie.

Kenza Dali, membre du trio au milieu de terrain, bascule dans le trident offensif. Vu que le jeu est à gauche, elle coulisse dans l’axe au niveau de Horan. On a le droit à un vrai trident (traits jaunes). Aurélie Kaci (rond rouge) reste bien à sa place. Laure Boulleau peut déborder (flèche bleue) tandis que Shirley Cruz (trait rouge) est là pour servir de relais.

Laetitia Tonazzi, facteur X

Lors d’une interview dans le Libéro Lyon, Patrice Lair a souligné sa capacité à rebondir tactiquement en cas de bouillon. Le coach rhodanien est un homme qui assume ses paroles. Lors du 1er acte, Élodie Thomis ne trouve pas sa place et n’arrive pas à développer son jeu. Conséquence ? Dès la reprise, elle sort pour faire entrer Laëtitia Tonazzi. Si le bloc parisien veut pousser les Lyonnaises à poser le jeu et passer par des actions placées, les filles du président Aulas savent le faire. L’ex-Juvisienne prend la place d’ailière droite. Elle fait plus d’efforts défensifs, mais surtout apportent une touche offensive complètement différente que sa comparse. Capable de jouer dans l’axe, elle se sert de son ossature pour garder le cuir afin de combiner. Mais Tonazzi est également capable d’accélérer le jeu par ses bons déplacements. L’équipe lyonnaise est transcendée. Le bloc – trop bas en première période – monte d’un cran. Le pressing se veut constant et Amandine Henry ratisse de nombreux ballons. L’OL a enfin trouvé son équilibre entre un jeu court et long.
Tout au long de la 1re période, Patrice Lair a plus établir les faiblesses de la défense adverse. Les 3 Parisiennes de l’arrière-garde sont trop statiques. En manque de repères, elles se marchent dessus et sont friables dès qu’une Lyonnaise ose prendre la profondeur. De plus, lors de second acte, Louisa Nécib continue à se balader entre les lignes. Elle apporte un danger constant, obligeant soit une défenseuse centrale à sortir ou une milieu de la prendre à la culotte. Une tache bien difficile. La rentrée de Tonazzi apporte un vrai plus. Schelin peut se permettre de décrocher afin de combiner avec l’internationale tricolore. Le 1er but de la rencontre est l’exemple de cette relation quasi parfaite et instinctive entre les deux joueuses ci-dessous.
Sur l’image 1, Amandine Henry a le ballon. Elle est prise par deux joueuses parisiennes (ronds jaunes). Elle cherche un soutien (flèche rouge) en l’occurrence Franco. Pendant ce temps-là, Laëtita Tonazzi est bien placée entre les lignes (trait bleu). Sa comparse, Lotta Schelin, est prise au marquage (rond rouge). Sur l’image 2, Franco reçoit le cuir. Cruz vient la presser (flèche verte). Les deux filles sur Amandine Henry (ronds jaunes) laissent Tonazzi seule. Toujours seule sur l’image 3, l’ex-Juvisienne attend tranquillement le cuir dans la défense adversaire. Schelin est toujours prise au marquage mais sent le coup. Sur le côté, Abily et Necib (traits verts) attendent. Sur l’image 4, tout s’emballe. Tonazzi va recevoir le ballon. Elle est toujours seule et ses adversaires forment un trident pour quadriller sa zone de jeu (traits jaunes). Schelin, intelligente, se démarque pour appeler le ballon (flèche bleue). Abily et Necib se préparent à couper le futur centre. Sur l’image 5, la remplaçante délivre un caviar pour Schelin qui a pris le meilleur sur Delannoy (rond rouge / flèche bleue). Tonazzi profite des espaces laissés par la défense adverse et le marquage en zone. Sur la 6, Tonazzi se place derrière Schelin au cas où. L’arrière parisienne ne peut plus suivre (rond rouge). La Suédoise tire au second poteau, le ballon est dégagé vers Louisa Necib qui conclut.
Le PSG ne trouve pas de solutions et ne fait que reculer. La suite du second acte n’est qu’une confirmation. L’OL a la main mise sur le ballon et enchaîne les actions de grande classe. Farid Benstiti ne trouve pas les solutions pour répondre à l’éclatante mi-temps des filles de Patrice Lair. Les Gones utilisent à merveille leurs qualités techniques. Schelin – absente lors du 1er acte – refait surface comme par magie. Elles enchaînent les appels dans la profondeur ou les décrochages. Elle met la pression sur la défense parisienne dont le doute est flagrant. Dans les petits espaces, Tonazzi fait un vrai malheur et enchaîne les bons choix. Tout semble plus facile. La véritable preuve de cette domination sans partage est exprimée dans les 10 dernières minutes. Alors que le PSG est mené, les filles de la capitale se retrouvent en 5-4-1 ! Le bloc est trop bas et n’arrive plus à ressortir. Nous pouvons observer un milieu en losange avec comme seule pointe Marie-Laure Delie. Une bataille tactique remportée avec facilité par Patrice Lair. Le club de la capitale devra apprendre de cette rencontre. Il ne faut pas jouer qu’une seule mi-temps.

Le fameux 5-4-1. La défense est en place (traits jaunes). Le milieu en losange aussi (traits rouges)
http://www.sharkfoot.fr/2013/09/d1-feminine-lol-toujours-n1-dans-les-bacs/

mercredi 4 septembre 2013

Marseille, souvenirs des premiers pas en crampons avant de recevoir Juvisy




Les Lyonnaises ont bien préparé la réception de Juvisy, en s'imposant 9-0 face au FA Marseille(D2), mardi soir. Camille Abily et Elodie Thomis ont inscrit un triplé, Lotta Schelin et Dickenmann ont également marqué.