dimanche 17 mars 2013

Dimanche 17 mars : à 14h30 : OLYMPIQUE LYONNAIS - ST ETIENNE (sur Eurosport)

L'entrainement de samedi 16 mars à la Plaine des Jeux de Gerland

L'OL féminin accueille l'ASSE ce dimanche à Gerland (14h30 sur Eurosport), à trois jours du quart de finale aller de Ligue des Champions face à Malmö.

samedi 16 mars 2013

Panorama TOULOUSE FOOTBALL CLUB - JUVISY

Toulouse Football Club 0 - 5 Juvisy : Coquet 2 buts, Guilbert, Fernandes et Soubeyrand

Valérie Gauvain : en équipe de France U 17



La sélection U 17 féminine participera, du mercredi 20 au samedi 30 mars, au deuxième tour qualificatif de l'Euro UEFA 2013 dont le tournoi sera organisé en Ligue de Rhône-Alpes. Au sein du groupe 3, les Bleuettes se mesureront, le dimanche 24, à l'Irlande du Nord, à Oullins (16 heures). Elles affronteront ensuite, le mardi 26, la Finlande, à Oullins, avant de conclure face à l'Espagne, le vendredi 29, à Décines. Parmi les sélectionnées figure Valérie Gauvin.

Du FCM à la D1 puis l'équipe de France U 17

Valérie Gauvin joue actuellement au TFC. Elle a commencé à pratiquer le football à L'Isle-en-Dodon puis au FC Mirande jusqu'en U 13. Elle rejoint alors le TFC, où elle obtient le titre de championne de France. U 15, surclassée en U 19 au TFC l'année dernière, elle est repérée et sélectionnée au stage des U 17 à Claire-Fontaine, et maintenant dans l'Equipe de France pour le championnat d'Europe des Nations à Lyon…
En octobre 2012 pour le premier tour éliminatoire de l'Euro 2013 de l'équipe de France -17 ans, elle a marqué 2 buts contre la Bosnie (le 1er octobre) ; elle a joué tout le match, 2 buts contre la Lituanie (le 3 octobre) ; elle a joué la première mi-temps, et 3 buts contre la Hongrie (le 6 octobre) ; elle a joué tout le match. Elle a fait des apparitions en D 1 avec l'équipe féminine du TFC.
Valérie Gauvain poursuit ses études au Pôle Espoirs féminin de football de la Ligue Midi-Pyrénées à Blagnac où elle se partage, jongle entre séances d'entraînement et études. Elle est actuellement en 1re ES. Elle vient se ressourcer le vendredi soir à Auch où vit sa mère qui la suit de près. Un soutien familial qui joue un rôle important dans le parcours de Valérie et dans son épanouissement.

Tous avec elle...

A Mirande, où elle a pu développer ses aptitudes au sein de l'école de foot du FCM, nombreux sont ceux qui suivent sa carrière, notamment tous les garçons avec lesquels elle a joué dans les équipes de jeunes.
La Dépêche du Midi

vendredi 15 mars 2013

Marion Torrent (Montpellier HSC) - "On garde espoir..."

La jeune et talentueuse joueuse du MHSC nous dresse un pré-bilan de la saison à quelques encablures de la fin. Regrettant certaines rencontres mal gérées, elle espère cependant toujours obtenir le deuxième billet qualificatif pour la Ligue des Champions, derrière les intouchables lyonnaises.

D1 - Marion TORRENT (Montpellier HSC) - "On garde espoir..."
Marion Torrent, à six journées de la fin, vous êtes situées au troisième rang du championnat. Est-ce un classement qui vous satisfait au regard de votre saison ?
Nous ne pouvons pas être satisfaites, c’est un résultat décevant. Nous avons raté des matchs qui nous portent préjudice. Comme à Juvisy (défaite 2-0) où nous avons manifestement manqué d’envie et de hargne. Egalement contre Guingamp à la maison, nous concédons un match nul dans ces mêmes conditions. Ces faux-pas nous amènent à être plus proches de Juvisy, seulement à un point derrière, que du PSG. On voulait vraiment mieux faire.

Possédez-vous un espoir de revenir sur Paris et d’accrocher cette sacro-sainte deuxième place ?
Il faut… On garde l’espoir car mathématiquement, cela reste possible. Mais nous n’avons plus les cartes en main...

Voir l'intégralité de l'article sur FOOT-HERAULT...

mardi 12 mars 2013

"Une Necib de gala"


L'équipe de France est repartie de Rouen sur un nouveau résultat nul. Sa capacité à se créer une multitude d'occasions a séduit. Ses difficultés pour les convertir, un peu moins. Les spectateurs du stade Robert-Diochon - du moins, ceux qui ont suivi les aventures de l'équipe de France féminine à Londres - ont vécu comme un grand bond en arrière dans le temps, samedi soir. Avec ce France-Brésil, Ils ont eu droit à une reproduction grandeur nature des France-Japon et France-Canada, la demi-finale et le match de classement des jeux Olympiques, en août dernier, tous deux terminés sur un score de 0-1 et un monumental gâchis des Bleues. Ceux qui ont beaucoup, beaucoup de mémoire se souvenaient aussi du dernier match féminin international à Rouen en août 2006 marqué par une défaite 0-1, face au... Canada. 

Une Necib de gala
Le scénario de 2013 a, heureusement pour l'ambiance générale, débouché sur une petite variante finale, tout au bout d'une nuit normande plutôt douce et agréable. La Lyonnaise Louisa Necib, admirable de finesse technique, a obtenu la récompense de ses nombreux efforts, elle qui avait touché auparavant deux fois les poteaux (66e, 90e +2), en transformant un penalty cinq minutes après la fin du temps réglementaire. Le 20e but en sélection pour celle qui est souvent assimilée à une Zidane version femme, et pas seulement en raison de ses origines marseillaises et algériennes. La France a ainsi enchaîné son cinquième résultat nul consécutif, le deuxième face au Brésil en trois jours après celui de Nancy, mercredi (1-1). Mais le spectacle a été tout sauf nul, lui, si l'on veut bien oublier 25 premières minutes très poussives. A Rouen comme ailleurs, cette équipe perpétue une certaine tradition de la « French touch » - on n'en dira pas autant des Brésiliennes, pas vraiment « samba » samedi. Il lui reste à améliorer son ratio occasions-buts, une tare déjà observée à Londres donc. « On a manqué d'efficacité, c'est vrai, admer l'entraîneur Bruno Bini, et il y aura toujours des gens pour grogner parce qu'on ne gagne pas mais moi j'ai aimé mon équipe aujourd'hui, vraiment. » Dans l'ensemble, le « club des internationales » aussi. Créée dans la semaine, cette association d'anciennes Bleues, était plutôt d'humeur joyeuse, rassemblée au pied de la tribune d'honneur quelques minutes après la fin de la partie. Notamment l'Ebroïcienne Candice Prévost 4 capes en 2008 et 2009, qui a commenté le match pour Eurosport dont elle est consultante : « Ce groupe est extrêmement compétitif. C'est une belle génération et derrière, ça va suivre car la Fédé a mis des choses en place, des Pôles Espoirs, du travail effectué dans les clubs. Ça a déjà déjà porté ses fruits avec le titre de champion du monde U17 conquis en octobre dernier. »

«En phase finale, ça ne pardonne pas» 
Dans l'immédiat, pour ce qui est de l'Euro 2013 en Suède, l'ex-attaquante du PSG prévient : « Le problème, c'est de ne pas traduire au score la domination. En phase finale, ça ne pardonne pas, on n'a vu lors des JO. Il faut encore travailler devant le but. Après les 4e places au Mondial en 2011 et aux JO en 2012, l'équipe doit franchir le pas, en prenant plus de confiance, d'assurance et aussi d'impact. » Gaëlle Blouin (41 sélections de 1999 à 2002), est tout de même bien placée pour savoir que « contre ces grosses nations comme le Brésil ou l'Allemagne, ça ne faisait pas match nul il y a quelques années, il ne faut pas l'oublier ». Mais l'ancienne milieu reconnaît aussi que « la France sera attendue en Suède, l'effet de surprise ne jouera plus, tout le monde veut la voir remporter un titre maintenant ». La vice-capitaine Gaëtane Thiney, grande figure de cette formation (mais un peu effacée samedi) en est tout à fait consciente : « Une médaille à l'Euro, ça ne compte pas. Il faudra gagner. » Rendez-vous donc du 10 au 28 juillet. On ne doute pas que les Françaises ont gagné quelques téléspectateurs supplémentaires dans les travées de Diochon. D'ailleurs, si elles veulent revenir dans le coin par la suite, qu'elles ne s'en privent surtout pas.


a.rabany@presse-normande.com








lundi 11 mars 2013

"Football féminin, la femme est l’avenir du foot"


Alors que les footballeuses françaises engrangent de bons résultats dans les compétitions internationales, l’engouement du public et des médias n’est pas à la hauteur de ces performances. Selon Audrey Keysers, membre du Conseil national du Parti socialiste (PS) et co-auteure de l’ouvrage "Football féminin, la femme est l’avenir du foot", ce décalage dérive notamment de la faible représentation des femmes sportives  dans les instances dirigeantes et de préjugés persistants sur l'image de la femme dans le sport. Entretien.
FRANCE 24 : Quel a été le constat que vous avez fait avant de rédiger cet ouvrage ?
Audrey Keysers : Malgré les très bons résultats de l’équipe de France féminine et de l’équipe de Lyon notamment en Ligue des champions, les joueuses n’étaient pas suffisamment médiatisées. Elles étaient en manque de visibilité que ce soit dans la presse ou à la télévision. Le sport collectif masculin est davantage mis en avant que le sport collectif féminin. Les femmes sont condamnées à réussir dans le sport pour que l’on parle d’elles.
Moins on fait de publicité, de communication autour des matches de football féminin, moins il y aura de monde au stade ! C’est toujours le même problème. C’est le serpent qui se mort la queue. Il y a de l’amélioration grâce aux très bons résultats qu’elles ont depuis deux ou trois ans, mais cela reste insuffisant. 
On voulait donc rappeler qu’il y a de nombreuses bonnes équipes en D1 et bien souvent celles-ci sont rattachées à des équipes masculines (OL, PSG). Et justement, les clubs de 1ère division devraient donner plus de moyens à leurs équipes féminines.
Justement, quelle est la situation actuellement ?
Malheureusement, il n’y a pas de situation uniforme. Le bon exemple, c’est l’Olympique Lyonnais. À un moment, très pragmatiquement, les dirigeants ont décidé de développer l’équipe féminine car c’était finalement peu d’investissements pour une très bonne image. Ils avaient déjà toutes les infrastructures, tous les équipements utilisés par les hommes. Il ne restait donc plus qu’à salarier les joueuses pour qu’elles vivent à temps plein du foot et qu’elles puissent se consacrer totalement à viser l’excellence. Preuve que cela fonctionne, c’est actuellement la meilleure équipe ! C’est le club qui investit le plus sur le football féminin.
FOOTBALL FÉMININ, LA FEMME EST L'AVENIR DU FOOT (EDITIONS LE BORD DE L'EAU)
À côté de cela, coexistent des réalités très disparates. C’est le cas notamment au Paris Saint-Germain où l’on va avoir un certain nombre de filles salariées qui vivent à temps plein du football et d’autres qui ont simplement quelques indemnités et qui doivent faire coexister leur pratique avec un travail à temps plein. C’est exactement la même situation à Montpellier et à Saint-Etienne.
La première injustice c’est celle-là ! Ce n’est pas acceptable en D1. C’est pour cela que nous avons fait ce livre.
Et depuis sa sortie en juin 2012, avez-vous perçu des évolutions ? Qu’en est-il au niveau de la Fédération française de football (FFF) ?
À la FFF, il y a un plan de féminisation pour faire vivre le football féminin à tous les niveaux. C’est très bien. Ce qui va également dans le bon sens, c’est que les dirigeants ont fait "monter" des femmes.
À ce titre, la secrétaire générale de la FFF et la personne qui s’occupe du football féminin sont des femmes. C’est un signe fort de la fédération que de leur attribuer de hauts niveaux de responsabilités. Mais si vous prenez les autres fédérations sportives, c’est la bérézina !
Vous n’avez aujourd’hui aucune fédération sportive dont la présidente est une femme ! Cette année, il y a les élections dans toutes les fédérations, il y en a environ 80, et les femmes se retrouvent toujours à des rôles "traditionnels" de femmes comme trésorière notamment.
On était exactement dans la même situation dans le monde politique avant que l’on impose la parité. Ce n’est pas beaucoup mieux maintenant, mais on peut dire que la parité a œuvré dans un sens de promotion et de reconnaissance.
Et imposer cette parité dans les instances sportives, est-ce selon vous une voie à suivre ?
L’imposer, je ne sais pas. En tout état de cause, dans le monde de l’entreprise, il doit y avoir 40% de femmes dans les conseils d’administration [loi promulguée le 27 janvier 2011. Sont concernés les conseils d’administration et les conseils de surveillance des entreprises cotées en bourse et des entreprises publiques ndlr.].
Maintenant je pense qu’il faut se fixer des objectifs clairs et procéder par étapes en suivant le monde politique et celui de l’entreprise en instaurant la parité dans les instances. Mais l’enjeu ne se situe pas seulement à ce niveau. Quand on prend l’exemple très symbolique de l’arbitrage, on se rend compte que l’on n’a quasiment aucune arbitre femme.
On est dans un pays où l’on considère qu’à la limite une femme peut arbitrer des femmes mais certainement pas des hommes. Alors que cela ne choque personne que des matches féminins soient arbitrés par des hommes !
Ce sont des préjugés qui durent…
Comme celui de dire que le football est un sport de garçon ! Comme si les filles étaient plus fragiles… On va donc les orienter vers des sports d’intérieurs dits "doux" comme la danse, la natation… Il y a vraiment beaucoup de préjugés là-dessus avec également la lesbophobie. Les gens se disent que les filles qui font du foot sont des lesbiennes ! C’est quelque chose qui a la dent dure.
Le sport collectif féminin pâtit de préjugés, mais je pense aussi que l’absence de femmes à tous les niveaux de la hiérarchie dans le sport ne favorise pas le développement.
Qu’est ce qui vous a alors amené à titrer sur "la femme est l’avenir du foot" ?
C’est tout d’abord un clin d’œil à "la femme est l’avenir de l’homme" [maxime du poète Louis Aragon ndlr]. On a commencé à parler du football féminin en 2010, lorsque l’équipe masculine véhiculait une image très négative avec les dérives de joueurs en général très jeunes, qui brassent beaucoup d’argent et qui sortent en boîte de nuit avec des filles qui ressemblent à des bimbos.
L’équipe féminine a bénéficié par ce biais là d’une certaine couverture médiatique qui consistait à dire que les joueuses incarnaient une sorte de fraîcheur dans ce monde du football puisqu’elles avaient une passion totalement désintéressée pour leur sport. Elles ne gagnaient rien ou quasiment rien comparé aux hommes.
Elles ont aussi bénéficié d’une image de filles extrêmement discrètes et modestes. Il y a une vraie proximité entre elles et le public, une vraie gentillesse.
Il faudrait donc peut être revenir à un certains nombres de valeurs dans ce monde du football, des valeurs portées par le football féminin.

"Cette fois, elles sont vernies" L'Equipe