jeudi 11 juillet 2013

FRANCE 3 - 1 RUSSIE Arbitre: Jenny Palmqvist (SWE) – Stade: Norrköpings Idrottsparken, Norrköping (SWE)


Reprise normale de l'entrainement 

"Alors qu’elle ne s’était pas entraînée de la semaine en raison de douleurs au psoas, Louisa Necib a retrouvé ses partenaires, jeudi soir, lors du dernier entraînement avant le premier match de l’Euro, ce soir, contre les Russes. Sous un doux soleil de fin d’après-midi, la milieu de terrain lyonnaise a participé à l’intégralité de la séance sur la pelouse du Nya Parken. Elle pourrait donc prendre place sur le banc " (L'Equipe)
Vers une formation classique

lundi 8 juillet 2013

Les Goaloises à la conquête de l'Europe


Avant de s’envoler pour la Suède afin de disputer l’Euro 2013, les Bleues jouaient leur dernier match de préparation face à l’Australie. Classées à la 10e place FIFA, les Australiennes ont subi, mais sont venues à bout des filles de Bruno Bini (2-0). À Angers, les Goaloises – nouveau sobriquet de l’Équipe de France – se sont fait fumer. Trop brouillonnes, stéréotypées dans le jeu, elles se sont butées face à une équipe « asiatique » parfaitement organisée pour jouer le contre.

Les Bleues sans solution

En pleine préparation pour une compétition qui pourrait être réellement charnière quant à l’avenir du football féminin français, Bruno Bini n’a pas osé la fantaisie. Dans un 4-2-3-1 habituel, les Bleues devaient se priver de Laure Boulleau – mise au repos – et de Louisa Necib, touchée et présente en tribunes. En face, les Matildas s’orientaient vers le même plan de jeu. Conscientes de la qualité de jeu des Françaises, les Australiennes préféraient presser afin de forcer les Goaloises à balancer plutôt que chercher les intervalles. Et cela fonctionne à la perfection. Le bloc asiatique est bien organisé et placé haut sur le rectangle vert. Pour pouvoir mettre en place un tel système, Hesterine De Reus – coach de l’Australie – compte sur le travail de De Vanna. Tout au long de la première période, la joueuse de Sky Blue (club de la NWSL, NDLR) va être la « première » défenseuse. Ainsi, elle empêche les Bleues de poser leur jeu et reste à l’affût de tout ballon perdu.
C’est au tour de Butt de rentrer en action. Aidée – ou non – par une 6, la n° 10 de l’Australie a comme rôle de bloquer les liaisons au milieu de terrain entre les deux milieux défensives françaises et leur ligne offensive. Elle force Camille Abily à allonger le jeu pour Elodie Thomis ou Marie Laure Delie. Les Goaloises vont réussir à s’en sortir, mais leur jeu va en devenir stéréotypé. Le plus souvent, la n° 6 française balance un long ballon dans le dos des latérales Australiennes placées bien trop hautes. Connaissant ses faiblesses, la défense des Matildas va coulisser parfaitement afin de stopper Elodie Thomis ou bien dégager ses nombreux centres ne trouvant aucune coéquipière.
Le pressing des Matildas (ronds violets) est bel et bien efficace face aux Bleues (ronds jaunes). Les Australiennes quadrillent à la perfection l'entrejeu (traits blancs)
Le pressing des Matildas (ronds violets) est bel et bien efficace face aux Bleues (ronds jaunes). Les Australiennes quadrillent à la perfection l’entrejeu (traits blancs)
Le travail défensif est collectif. Si les Matildas ont remporté le match, c’est grâce à leur volonté et leur esprit d’équipe. Les deux milieux défensives australiennes vont être mises à l’épreuve. Durant toute la rencontre, elles vont harceler Gaëtane Thiney qui touchera trop peu de ballons pour apporter le danger. La Juvisienne sortira son épingle du jeu avec de nombreuses frappes à l’entrée de la surface. Afin d’influencer le jeu, elle cherche la latéralité ou se place à la récupération de ballons mal dégagés. « Tatane » n’a pas pu apporter sa technique au jeu et percer le bloc axial australien bien regroupé. Ce nouveau mauvais résultat met en exergue la relation Delie-Thiney qui ne marche pas ! La n° 10 française n’est pas une « mangeuse » d’espace. Manquant de vitesse et d’une certaine aisance technique comme une Louisa Necib, elle profite des espaces créés par sa coéquipière aux avant-postes pour pouvoir apporter sa pierre à l’édifice et créer le danger. Quand Tonazzi jouait encore à Juvisy, Thiney jouait plus comme une 9 et demi. Moins organisatrice – mais plus buteuse -, l’employée de la FFF se plaçait le plus souvent derrière sa coéquipière pour récupérer les ballons afin d’écarter le jeu ou prendre sa chance. Gaëtane est capable de faire la différence dos au mur mais l’Essonnienne fait part de son talent surtout en étant face au jeu. Elle est plus à l’aise avec une pivot qu’une flèche comme Marie-Laure Delie qui cherche avant tout la profondeur. Elle n’a pas la qualité de passe d’une Camille Abily ou Elise Bussaglia. Et ce n’est pas son rôle !
Trois joueuses australiennes sont autour de Thiney (rond bleu). Elles empêchent la Juvisienne de trouver une solution ou la pousse à l'exploit individuel
Trois joueuses australiennes sont autour de Thiney (rond bleu). Elles empêchent la Juvisienne de trouver une solution ou la poussent à l’exploit individuel

Plutôt un problème mental ?

La question reste en suspens depuis quelque temps. Alors que Camille Abily joue en n°10 avec l’OL – cette année en tout cas –, la légendaire milieu de terrain n’est pas reconnaissable en équipe de France. Prenant trop peu de risques, elle devrait être la plaque tournante de cette équipe. Au contraire, elle est juste limitée à son travail défensif et des longs ballons pour Élodie Thomis. Durant toute cette rencontre, la Lyonnaise n’a pas joué son rôle, celle d’une n° 8 ! Joueuse box-to-box, elle est montrée que trop peu souvent. Dès que Camille s’est permis d’avancer sur le terrain, le jeu français s’est mieux porté. Mais la Lyonnaise – comme son équipe – ne semble pas en confiance. Mal à l’aise, Abily va même rater son penalty !
La tactique est une donnée, mais n’explique pas tout. Sur cette nouvelle rencontre, le système de jeu n’est pas totalement à mettre en cause. Les Goaloises se sont créés près de 7 occasions sans concrétiser. Alors quel est le problème ? Depuis les JO 2012 (et l’affaire Bompastor ?), les Françaises encaissent trop de buts, mais surtout n’en marquent pas assez ! Face à l’équipe asiatique, l’arrière garde-française a encore souffert. À l’aise sur de longs ballons, la défense a beaucoup de mal face aux joueuses vivaces. Lisa De Vanna – intenable tout au long de la rencontre – a mis en exergue ce gros défaut. Les latérales ont profité des aides défensives de leurs ailières respectives afin de bloquer le jeu latéral des Australiennes. Au contraire, dans l’axe, les portes étaient grandes ouvertes. Prises de vitesse sur contre, les deux milieux défensives françaises ne pouvaient pas combler les trous. Les lignes sont trop étendues. Il n’en faut pas plus pour les Matildas. Préférant le contre, leur n° 10 est toujours placée vers le jeu permettant rapidement de relancer vers la buteuse vivace.
Rendez-vous maintenant le 12 juillet pour le 1er match de la compétition face à la Russie. Les Bleues devront confirmer tout l’engouement derrière elles. Les Goaloises devront surtout éviter de reproduire les mêmes performances. Espérons que cette défaite ne soit qu’une simple alerte…
http://www.sharkfoot.fr par charles.chevillard

Blessée au psoas


Mécanisme d’apparition :

De façon classique, une blessure aiguë à la hanche apparaît lorsqu’un étirement anormal est exercé sur les muscles adducteurs au-delà de leur point d’élasticité. Ceci survient surtout lorsque nous avons un mouvement latéral de la jambe en hyper-abduction. Afin de réagir à cet étirement excessif, les muscles adducteurs se contractent très fortement et il se produit alors une rupture partielle ou complète de ce groupe musculaire. Ce mécanisme est la cause la plus fréquente des blessures traumatiques à l’aine. L’athlète se plaindra à ce moment, d’une douleur à la région interne de la cuisse apparue de façon soudaine lors de son activité avec un léger gonflement à la partie interne et supérieure de la cuisse. De plus, un point de sensibilité à la palpation peut être ressenti. C’est ce que nous appelons plus fréquemment l’étirement de l’aine ou la blessure aux muscles adducteurs de la hanche. 

Le traitement :

Le traitement de l’étirement musculaire (claquage) des adducteurs consiste en du repos et l’arrêt des activités aggravantes pour une période pouvant varier d’une à deux semaines. L’utilisation de glace initialement pour les 48 à 72 premières heures est également très importante. De plus, un bandage compressif peut être utilisé pour les première semaines lors du retour au jeu. L’utilisation d’anti-inflammatoires peut être utile dans les premiers sept à dix jours afin de contrôler la douleur et l’inflammation. Lorsque l’inflammation aura diminuée de façon substantielle, le patient pourra débuter un programme d’étirement spécifique et de renforcement afin de retrouver la souplesse et la force musculaire du groupe atteint. L’utilisation d’agents physiques, tels les ultrasons et le laser, peut également être envisagée dans le traitement de ce genre de blessure.

samedi 6 juillet 2013

Repos pour FRANCE - AUSTRALIE (0-2)






Bini : «Embêtant ? Pas du tout»

Bruno Bini, le sélectionneur des Bleues, a estimé que la défaite contre l'Australie samedi (0-2) n'était pas «embêtant(e). Au contraire, c'est certainement un mal pour un bien».

Bruno Bini (sélectionneur de l'équipe de France) : «Embêtant ? Pas du tout. Au contraire, c'est certainement un mal pour un bien. On savait qu'on allait être limite contre une grande nation au niveau physique. On a six jours pour bien récupérer. C'est mieux que ça arrive maintenant que contre la Russie vendredi. On n'est pas inquiet. On a les yeux toujours rivés sur l'objectif et on fera le point à la fin de la compétition. C'est la première fois depuis longtemps qu'on encaisse des buts sans en marquer.

On va discuter, voir les états de fatigue de chacune. On va faire des choses à la carte, revoir des choses tactiques. On a manqué d'un peu de justesse technique, c'est la fatigue aussi. Peut-être qu'il manquait un peu de charbon dans la chaudière. Vous allez voir, elles vont marquer à l'Euro. Il n'y a pas de problème de confiance. Au contraire, ça va remettre tout le monde en alerte».