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lundi 7 janvier 2013

Abby Wambach désignée meilleure joueuse de la planète

L'Américaine Abby Wambach a été désignée joueuse de l'année 2012, devant sa coéquipière Alex Morgan et la Brésilienne Marta.
A la tête des Etats-Unis, sacrés champions olympiques l’été dernier, la Suédoise Pia Sundhage a été élue meilleur entraîneur féminin de l’année. Elle devance Buno Bini (sélectionneur de l’équipe de France) et Norio Sasaki (sélectionneur du Japon)


vendredi 14 septembre 2012

Louisa Necib mène les Bleues vers les étoiles

Ne lui parlez surtout pas de Zinédine Zidane... Et encore moins d'une possible ressemblance avec lui ! « Ziza » est comme ça, elle a son petit caractère. Ce n'est pas parce qu'elle est née à Marseille et compte, comme lui, des origines algériennes, qu'elle taquine le ballon avec autant d'aisance, qu'il faut pousser plus loin la comparaison. « Ça fait déjà un moment qu'on ne nous oppose plus, » assure la meneuse de jeu des Bleues, lassée par tous les surnoms qui l'affublent.

Il faut dire aussi que, du haut de ses 25 ans, Louisa Nécib s'est déjà forgée un joli palmarès : cinq titres de championne de France (2008 à 2012), deux ligues des champions avec Lyon (2011 et 2012) et la bagatelle de 86 sélections. Alors, bien sûr, elle n'arbore pas encore d'étoile sur son maillot tricolore, mais elle est ambitieuse et ne désespère pas de briguer, un jour, ce titre mondial, qui lui fait briller les yeux : « Ce serait magnifique. En tout cas, moi j'y crois, car cette équipe de France a un réel potentiel. »

Une obligation morale

Elle n'est pas la seule à le penser. Même si les Bleues ont quelque peu déçu aux derniers Jeux olympiques, en trébuchant, comme lors du Mondial allemand, au pied du podium : « On espérait forcément revenir avec une médaille. Vu ce que l'on a montré au cours de la compétition, on le méritait. » Mais lors du match pour la troisième place, face au Canada, il a manqué l'essentiel : la réussite. « C'est évidemment frustrant de passer tout près de la victoire, mais ça fait partie du jeu. En tant que compétitrice, on y est préparé. Et puis, ce n'est pas dramatique d'autant que d'autres occasions se présenteront », prévient-elle.

Et c'est avec une certaine détermination, qu'elle a rejoint, lundi, le reste de la sélection tricolore à Perros-Guirec. Bien décidée à se qualifier pour l'Euro 2013 qui se déroulera en Suède.

Mais pour cela, il s'agit de ne pas se louper, samedi, face à l'Irlande : « C'est un match très important, qu'il ne faut absolument pas prendre à la légère. Même si on s'était imposé au match aller (3-1 à Cork le 22 septembre 2011 ; Louisa avait d'ailleurs ouvert le score), je me souviens d'une rencontre assez équilibrée. » Méfiance, donc. « Il n'y a pas de raison non plus de trop s'inquiéter. On sait toutes ce qu'il nous faut faire pour gagner. On a toutes digérer notre quatrième place de Londres. Là, c'est une nouvelle compétition qui démarre. On va tout mettre en oeuvre pour y obtenir le meilleur résultat possible. Quand on porte le maillot bleu, on n'a pas le droit d'être mauvais. » C'est presque une obligation morale à ses yeux.

Sarah Bouhaddi en renfort. Laëtitia Philippe, victime d'une entorse du genou avec Montpellier, ayant déclaré forfait, c'est Sarah Bouhaddi, la gardienne lyonnaise, qui a été appelée en renfort par Bruno Bini.

jeudi 9 août 2012

Au pied du podium aux Jeux Olympiques


Louisa Necib - Football par franceolympique


Jeux Olympiques : 1ère participation
Coupe du monde : 4e en 2011
Championnat d’Europe : ¼ de finaliste en 2009
Palmarès en clubs : Ligue des Champions en 2011, 2012, championnat de France en 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, Challenge de France en 2007, 2008 et Coupe de France en 2012
Nombre de sélections : 77
Nombre de buts : 15

Nominée dans les dix meilleures joueuses mondiales en 2011 et de la Coupe du monde 2011, Louisa, issue de Marseille, avait reçu auparavant le Trophée UNFP de la meilleure joueuse de division 1 (2009). Des distinctions mettant en relief son aisance technique et son rôle prépondérant au milieu de terrain. Surnommée « Zidane » au féminin, Louisa a fait son apprentissage au Pôle France de Clairefontaine comme nombre de ses coéquipières, avant de connaître de nombreux succès en club et de devenir l’une des pièces maîtresses de la sélection.

mardi 7 août 2012

Les Bleues disent adieu à l'or en football

LONDRES (Reuters) - Eliminées il y a un an en demi-finale de la Coupe du monde de football féminin, l'équipe de France a encore chuté lundi à ce stade de la compétition mais cette fois-ci aux Jeux olympiques, face au Japon (2-1).
En finale, ce ne seront pas les Bleues mais bien les championnes du monde en titre qui disputeront l'or aux Américaines, qui ont battu les Canadiennes 4-3 après prolongation dans l'autre demi-finale.

La France affrontera donc le Canada jeudi pour tenter d'obtenir la médaille de bronze (12h00 GMT).

En refaisant le film de la rencontre, les Françaises pourront nourrir des myriades de regrets car à onze minutes du coup de sifflet final, Elise Bussaglia a manqué un penalty qui aurait pu être synonyme de prolongation.
"C'est pire qu'une déception", a confié à Reuters l'intéressée, les mots enfouis dans la gorge, rares et douloureux.
"On est mené 2-1 et je rate un penalty parce que j'ouvre trop mon pied. C'est rageant. On passe à rien d'une finale olympique et pour la majorité d'entre nous, cette occasion ne se représentera pas", a ajouté la joueuse de l'Olympique Lyonnais.
Sa capitaine Sandrine Soubeyrand, 38 ans, fait plus que jamais partie de cette liste de joueuses qui ne connaîtront pas la saveur d'une médaille d'or aux JO.
"Mes sentiments sont mélangés après ce match à deux visages. On est déçu parce qu'on se voyait aller au bout. On ne peut pas dire qu'elles ont volé leur place en finale car on a manqué d'efficacité. Et puis, la gardienne japonaise était en état de grâce", a-t-elle souligné.
Tout avait pourtant si bien commencé dans l'un des temples du football britannique, Wembley, rempli pour l'occasion de 61.500 spectateurs venus admirer ou découvrir la version féminine du sport le plus populaire du monde.
Prudentes au coup d'envoi, les Bleues ont d'abord abandonné à leurs adversaires la possession du ballon avant de les malmener en contres en s'appuyant sur la vitesse de pointe d'Elodie Thomis.


En à peine un quart d'heure, cette stratégie attentiste a commencé à montrer des premiers signes d'efficacité, Louisa Necib se retrouvant à deux reprises dans une position idéale pour ouvrir le score.
Solides jusque-là en défense, les protégées de Bruno Bini ont toutefois craqué une première fois sur un coup franc tiré à une trentaine de mètres de leur ligne de but, à la demi-heure de jeu.
Gênée dans les airs par la trajectoire flottante de la frappe japonaise en cloche, la gardienne de l'équipe de France Sarah Bouhaddi a en effet laissé filer un ballon précieux derrière elle et dans un cafouillage indescriptible, Yuki Ogimi a propulsé le ballon dans les filets (32e).
"La balle arrive et je fais une faute de main. Cette erreur nous a peut-être coûtée la qualification", a expliqué à l'issue de la rencontre la portière de l'OL, "très déçue et surtout frustrée".
"51-49 ET LA PRIME AU SORTANT"
Sonnées par cette ouverture du score rageante, les Françaises se sont alors ruées vers l'attaque, sans réussite jusqu'à la pause.
Dès le retour des vestiaires, les Bleues ont bu le calice une nouvelle fois sur un coup de pied arrêté, à la réception duquel Mizuho Sakaguchi est venue placer une tête croisée splendide prenant à contre-pied Sarah Bouhaddi (49e).
Contrariée mais loin d'être abattue, l'équipe de France s'est remise dans le sens de la marche très rapidement, notamment grâce à Marie-Laure Delie, qui trois minutes plus tard aurait pu marquer si elle n'avait pas manqué son face-à-face avec la gardienne nippone.
Les entrées conjuguées à l'heure de jeu d'Eugénie Le Sommer et de Camille Abily ont débloqué la partie en apportant une touche technique non négligeable, et à la 70e, encore une fois, sans une parade de la gardienne japonaise assurée, Louisa Necib aurait pu débloquer le tableau d'affichage.
Le dernier rempart de la défense a bien fini par craquer mais peut-être un peu trop tard, à la 76e, lorsque, pleine de sang-froid, Eugénie Le Sommer a placé une frappe instantanée dans la lucarne nippone (76e).
Très en vue depuis son entrée sur la pelouse, la joueuse de l'OL s'est à nouveau illustrée à peine quelques minutes plus tard en provoquant un penalty.
Mais comme s'il était écrit que la France serait maudite lundi à Wembley, Elise Bussaglia a manqué l'égalisation en tirant juste à côté du poteau droit.
Dans les dix dernières minutes de jeu, les Bleues ont tout donné, tout tenté, portées par un public britannique qui n'aurait pas dit non à une prolongation.
Survoltées, capables d'égaliser, les Françaises ont toutefois fracassé leurs rêves de finale olympique contre la défense japonaise, au grand dam de leur entraîneur Bruno Bini.
"En deuxième période, on n'a pas concédé une seule occasion", a-t-il commencé par dire.
"En fait, en résumé, c'était très serré, comme dans une élection: il y a eu 51-49 et la prime au sortant", a ajouté le sélectionneur, toujours prêt à faire un bon mot.
Edité par Simon Carraud

dimanche 29 juillet 2012

FRANCE 5 - 0 COREE DU NORD «On a manqué de mouvement»


Louisa Necib et les Bleues se sont relancées dans la compétition. (L'Equipe)
Louisa Necib et les Bleues se sont relancées dans la compétition. (L'Equipe)
«Louisa Necib, votre entraîneur, Bruno Bini, a trouvé que vous étiez crispées...
Je ne sais pas si c'est le mot. En face, la Corée du nord nous a bien pressées, bien agressées. C'était difficile de poser notre jeu et inconsciemment la défaite contre les Etats-Unis était dans les têtes.

Mais qu'allez-vous retenir de ce match ? L'inquiétude née de la première mi-temps ou votre réaction ensuite ?
Il faut tout retenir : nos difficultés au début et la suite qui a été plus à notre avantage. On a manqué de mouvement mais le pressing de nos adversaires nous a vraiment gênées, elles étaient toujours deux ou trois autour de la porteuse du ballon.
A la mi-temps, avec Bruno, on a discuté car il pensait que j'étais trop haute sur le terrain.Personnellement, vous avez également changé de registre en évoluant plus bas en seconde mi-temps...
A la mi-temps, avec Bruno, on a discuté car il pensait que j'étais trop haute sur le terrain. Je suis redescendu ensuite pour jouer entre les lignes et plus participer au jeu au milieu de terrain. En deuxième mi-temps, toute l'équipe a été meilleure et les Nord-coréennes étaient fatiguées après leur première mi-temps.»
Elodie Thomis : «Non, ce ne sont pas les îles qui font gagner les Bleues ce soir, c'est l'équipe (rires). Mais avec Wendie (Renard, la Martiniquaise) et Laura (Georges, la Guadeloupéenne), on a eu deux bons coups de boules (sur corner). Moi, je me sentais en jambes. En seconde mi-temps, on a retrouvé notre jeu et quand on est comme ça, on fait des ravages. En première mi-temps, on n'a pas su donner du rythme. On avait la pression du résultat, on était obligées de gagner car on ne voulait pas décevoir. Ensuite, les filles savent que je suis une joueuse qui prend beaucoup les espaces et elles ont su parfaitement me lancer. Non, je n'avais pas forcément envie de prouver (elle a débuté sur le banc). Il y a un seul maître à bord, c'est le sélectionneur. Moi, si je joue je suis contente, sinon, c'est pareil. Il y a dix-huit joueuses, dix-huit combattantes.»
Laura Georges : « Oui, il y avait beaucoup d'émotion après mon but. Car ma famille était là, mes proches ont fait beaucoup de déplacements cette saison et je n'ai pas toujours été titulaire. Je voulais les remercier avec ce but. Ce soir, je débute le match et je voulais marquer, avoir un vrai impact pour aider l'équipe.»
Yohann HAUTBOIS, à Glasgow

jeudi 26 juillet 2012

A une marche de la médaille

La France vient de perdre 4-2 contre les USA en football féminin. Ce n'est pas une infamie en soi puisque les USA sont N°1 de la catégorie. Ce qui gêne le plus c'est comment l'EdF a perdue tactiquement.

L'équipe de France avant ce match avait trouvée sa formule qui gagne: un 4-2-3-1 avec Louisa Necib en N°10. C'était la formule qui a duré jusqu'à la mi-temps du match contre les USA (2-2 à la mi-temps). On peut donc légitimement s'interroger pourquoi le sélectionneur national a choisi de sacrifier Necib en seconde mi-temps?

Sacrifier n'est pas un mot trop grand lorsque l'on pense à la relation de Necib et de ses entraineurs que ce soit à l'OL et en EdF. Aucun des deux ne parvient à faire confiance en Louisa lors des grands matchs. Pourquoi?
Il est vrai que cette joueuse manque de vivacité physique lorsqu'elle n'a pas le ballon et l'on sent qu'elle a une certaine retenue dans les contacts. C'est sa faiblesse première qu'elle doit impérativement travailler si elle veut franchir le palier qui lui manque pour exploser à la face du football féminin. Et il faut avouer que c'est vraiment ce qui lui manque comme le montre clairement la désinvolture avec laquelle elle envisage le travail physique. Il faut aussi se faire mal Louisa! Le talent ne suffit plus au très haut niveau:Voir ICI


Mais cette faiblesse est compensée par un sens du jeu, une technique suave et une vivacité technique hors pair avec le ballon! Louisa Necib pour celles et ceux qui aiment le football c'est un enchantement, un régal pour les yeux.
Alors pourquoi ne pas penser plutôt à la mettre en confiance plutôt que la désavouer à chaque grand match? On se rappelle aussi sa sortie à la mi-temps de la LDC alors qu'elle faisait plutôt un bon match. Son physique prendrait-il le pas sur son apport technique au groupe? Je dis NON!

Se priver de Louisa Necib c'est une insulte au football féminin et ça ne change rien comme on l'a vu en seconde mi-temps. Il aurait fallu au contraire dire à l'équipe d'arrêter de balancer des longs ballons qui ne mènent à rien et de jouer avec Louisa! Tout le début de la première mi-temps on a vu ses coéquipières balancer loin devant ce qui leur a paradoxalement réussie parce qu'elles ont marqué deux buts, mais c'était au détriment de leur jeu, DU JEU! Un jeu qui passe inévitablement par Louisa Necib. Et elles l'ont payées au final.

C'est donc une grossière faute tactique et psychologique d'avoir sacrifiée Louisa sur l'autel de l'agressivité physique alors qu'il aurait fallu au contraire que les bleues reprennent le jeu à leur compte. Thiney n'est pas Louisa et inversement! Il faut aussi que les filles en attaque apprennent plus à combiner ensemble plutôt que jouer chacune sa partition.
Paradoxalement celle qui est le plus critiquée pour son individualisme est la plus collective du lot! Elle cherche toujours à faire jouer ses partenaires. Mais à force de lui rabâcher qu'elle est individualiste on lui coupe les ailes! Or Necib c'est Zidane dans l'esprit. Elle est capable par un dribble, une déviation de déstabiliser une équipe.

Alors qu'on lui fasse confiance! Qu'on prenne en compte sa faiblesse (même si elle fait énormément d'efforts défensifs pour se replacer) mais ce n'est pas son rôle. Louisa Necib est une meneuse de jeu unique en France et peut-être de par le monde. Il faut la protéger et lui laisser son inspiration. Nous priver, nous passionnés de football, de Louisa Necib est une torture insupportable. C'est un gâchis.

J'espère donc que le sélectionneur comprendra son erreur et qu'il fera travailler collectivement ses attaquantes avec Necib meneuse de jeu. C'est sa place. Quant à elle il lui faut comprendre que Zidane a réussi aussi par le travail physique. C'est comme cela qu'elle deviendra la grande joueuse qu'on attend pour le bonheur des yeux des amoureux du football.

mercredi 25 juillet 2012

Revue des effectifs

Présente en équipe de France depuis cinq ans, Gaétane Thiney fait partie des cadres du groupe qui représente la France aux Jeux de Londres. Mais avant de débuter le tournoi olympique ce mercredi à Glasgow contre les Etats-Unis, l’attaquante de 26 ans s’est prêtée au jeu des présentations. Histoire de faire un peu plus connaissance avec les joueuses qu’elle côtoiera aux JO.
Sarah Bouhaddi, gardienne, dit «Sarah»
 «Une super gardienne qui a eu beaucoup de blessures dernièrement. Ce n’est pas facile de s’en remettre, elle a loupé la Coupe du monde. Elle sera numéro 1 aux JO. Je ne sais pas si elle est revancharde. Elle manque peut-être un peu de maturité dans un groupe. Cela la dessert parois. Mais elle a extrêmement confiance en elle. Peut-être trop parfois.»
Sonia Bompastor, défenseur, dit «Soso»
«C’est une super joueuse. Elle a une énorme qualité mentale. Elle ne lâche jamais rien. Elle bouge beaucoup l’équipe sur le terrain. C’est un leader. Elle a toujours été une grande compétitrice dans la recherche la performance. Elle veut les titres. C’est une pièce très importante.»
Wendy Renard, défenseur, dit «Wendyx»
 «C’est une jeune qui est avec nous depuis quelques années. Une grande joueuse par la taille et le potentiel. Techniquement, physiquement c’est une joueuse d’avenir. Ella beaucoup d’intelligence dans le jeu et toute sa carrière devant elle. J’aime beaucoup cette fille discrète dans le groupe mais qui parle à tout le monde. Elle n’a pas peur d’aller vers les autres.»
Laura Georges, défenseur dit «Lolo»
 «C’est le roc de l’équipe de France. Elle a une expérience énorme. C’est une fille discrète qui ne dit pas beaucoup de choses, mais quand elle les dit, tout le monde l’écoute. J’aime bien Laura, on peut avoir des discussions avec elle. Elle fait son chemin. Et puis c’est une bête physique. Au duel, c’est l’une des meilleures au monde. Sur l’agressivité, le porteur de balle, elle est très difficile à passer.»
Corine Franco, défenseur, dit «Cocotte»
 «C’est une amie. Je suis en chambre avec elle depuis quatre ans. On se connaît sur le bout des doigts. C’est une fille généreuse agréable, souriante à qui on peut faire confiance. Je ne suis pas très objective mais c’est un peu comme une sœur. Avec elle je me sens comme chez moi en équipe de France. On est sur la même longueur d’onde. On a une complicité qui fait qu’on rigole beaucoup même si on a un caractère complètement différent. Un secret sur elle? Elle est très branchée mode, maquillage, coiffure. C’est un peu mon esthéticienne particulière. Elle s’occupe de mes ongles et de mes cheveux s’ils sont un peu trop longs.»
 Elise Bussaglia, milieu, dit «Buss»
 «Une fille discrète comme dans son jeu. Très simple. Elle a énormément progressé et est très intelligente tactiquement. Au contact, elle met des bons brins. Elle est toujours placée, possède une grande qualité de passe. Ce qu’elle fait est très important dans notre jeu.»
 Moi-même, milieu, dit «Tatane»
«Je me sens très bien dans le groupe. J’essaye que tout se passe bien. Je suis quelqu’un qui dit beaucoup ce qu’il pense. Même si ça engendre des discussions, ça fait avancer le groupe. Je suis un peu boute-en-train.»
 Louisa Necib, milieu, dit «Peucheurette» [ou Titou]
 «C’est notre Zidane par sa qualité technique. Une fille très agréable très souriante avec qui je m’attends très bien. Elle est énormément compétitrice. Elle peut faire des différences que d’autres ne peuvent pas faire. Parfois, elle garde un peu trop la balle. Mais elle a énormément progressé là-dessus. Son jeu est devenu plus en plus simple. Au sommet de son art, ça fera très mal. Elle fait des choses sans réfléchir. Qu’elle joue un jeu à l’entraînement ou la finale de la Coupe du monde, elle joue pour le plaisir.»
Camille Abily, milieu dit «Cam»
 «Elle ne lâche rien et parle énormément dans le groupe. On lui dit d’ailleurs. On la chambre un peu là-dessus. Elle adore le football. C’est une passionnée du foot. Du foot, du foot, du foot, toute la journée. Elle met les pieds sur le terrain, elle jongle avant que les autres arrivent. Elle déteste perdre. Même à l’entraînement sur un petit jeu. C’est une gagnante. Tout le temps. Elle tire le groupe et ne pense même plus à la défaite.»
Marie Laure Delie, attaquante, dit «Deluxe»
 «Elle est cool. Elle est reeeelax! Elle fait sa petite vie tranquille. C’est une super buteuse. Elle marque énormément. Elle ne se pose aucune question. Le stresse ne l’atteint pas. Quand elle est devant le but, elle ne se prend pas la tête et ça se voit.»
Elodie Thomis, attaquante, dit «Thom Thom»
«Alors elle, elle est doublement relax. Très amie avec Marie-Laure. Elle vient vraiment des îles. Rien ne l’atteint. Tout est cool. Elle apporte un peu de légèreté même si elle a peut-être moins confiance en elle que Marie-Laure. Elle a un peu moins de qualités techniques.»
Et aussi Karima Benameur (gardienne), Céline Deville (gardienne), Ophélie Meilleroux (défenseur), Laure Boulleau (défenseur), et Camille Catala (milieu), Eugénie Le Sommer (milieu), Sandrine Soubeyrand (milieu) Propos recueuillis par Romain Scotto